lundi 27 mars 2017

Mes dernières lectures #10



J'attendais de terminer un 4ème livre pour vous livrer mon compte-rendu de lecture du mois : du coup, si tout va bien, avec la nécro à venir, vous aurez deux billets à lire cette semaine pour compenser mon silence bien involontaire de ces derniers jours.
 
Dans cette sélection, il y a du bon, du qui fait du bien, du passable et de l'excellent. De quoi faire, dans tous les cas.




"Les Anges de New York" de R. J. Ellory

Maintenant que vous connaissez mon goût prononcé pour les romans policiers de R.J. Ellory, vous ne serez pas étonnés de constater que j'ai enchaîné deux de ses bouquins à la suite. Pourtant, Les Anges de New York m'a semblé moins addictifs que Vendetta et Les Anonymes, deux livres que j'ai eu beaucoup de mal à lâcher. Du coup, j'hésite à emprunter un autre de ses livres : je crois que je vais laisser passer un peu de temps avant de revenir à cet auteur. 
"Frank Parish, inspecteur au NYPD, a des difficultés relationnelles. Avec sa femme, avec sa fille, avec sa hiérarchie. C'est un homme perdu, qui n'a jamais vraiment résolu ses problèmes avec son père, mort assassiné en 1992 après avoir été une figure légendaire des Anges de New York, ces flics d'élite qui, dans les années 1980, ont nettoyé Manhattan de la pègre et des gangs. Alors qu'il vient de perdre son partenaire et qu'il est l'objet d'une enquête des affaires internes, Frank s'obstine, au prix de sa carrière et de son équilibre mental, à creuser une affaire apparemment banale, la mort d'une adolescente. Persuadé que celle-ci a été la victime d'un tueur en série qui sévit dans l'ombre depuis longtemps, il essaie obstinément de trouver un lien entre plusieurs meurtres irrésolus. Mais, ayant perdu la confiance de tous, son entêtement ne fait qu'ajouter à un passif déjà lourd. Contraint de consulter une psychothérapeute, Frank va lui livrer l'histoire de son père et des Anges de New York, une histoire bien différente de la légende communément admise. Mais il y a des secrets qui, pour le bien de tous, gagneraient à rester enterrés."
Ce que j'aime chez R.J. Ellory, c'est sa capacité à nous faire apprécier des personnages noirs, un peu alcoolo en général, toujours cabossés par la vie mais foncièrement humains néanmoins. C'est le cas de Franck Parish, un type usé par son boulot mais chez qui j'admire la grande conscience professionnelle : un truc qui se perd de nos jours.

Ce livre, même s'il n'est pas mon préféré, offre quand même une sacrée montée d'adrénaline à la fin du récit, bien qu'il demeure moins entraînant que les deux précédents livres que j'ai lus de cet auteur.


"Les Noëls blancs" de Christian Signol

Après tous ces romans policiers, j'avais besoin de faire une pause et de prendre un bon bol d'air : quoi de mieux qu'un petit tour en Auvergne pour respirer ?
"C'est une saga du siècle. C'est aussi l'épopée de trois enfants. Deux frères et une sœur issus d'une famille de paysans, les Barthélemy. Des gens de peu. Simples, honnêtes, courageux. À la mort des parents, les enfants doivent affronter la vie, ses petites joies comme ses grandes vacheries. Le destin va les séparer, puis les réunir. Entre temps, ils auront traversé le siècle. Et un monde sera mort : celui de leur jeunesse..."
Il y a bien longtemps que Christian Signol fait partie de mes auteurs préférés : je l'ai découvert il y a plus de 20 ans maintenant avec sa saga Des grives aux loups, que j'ai véritablement dévorée (et que je vous conseille).

Me replonger dans son univers qui fait la part belle à notre chère nature m'a fait l'effet d'un véritable bain de jouvence, dans la France de mes aïeux. C'est là que l'on se rend compte de l'extraordinaire chemin technologique parcouru depuis le début du XXème siècle, en suivant la vie d'une famille de 3 enfants qui, tous, vont être marqués par le destin et par les événements de ce siècle, les deux guerres tout particulièrement.

Voilà donc un roman qui fait du bien au mental et qui dépayse : c'est un retour aux racines et un rappel des vraies valeurs de la vie. Je vous le conseille si vous aimez ce genre de littérature : sur le même créneau, il y a Marie-Bernadette Dupuy que j'aime beaucoup lire aussi.


"Personnes disparues" de Patricia MacDonald

J'ai poursuivi mon retour dans le temps avec ce roman policier d'un auteur dont je n'avais encore jamais lu aucun roman, même si sa réputation m'était venue aux oreilles. L'occasion s'étant présentée, j'ai emprunté ce roman à la bibliothèque du coin.
"Comment expliquer la disparition de Justin, six mois, et de sa baby-sitter de quinze ans ? Aucune trace, pas de demande de rançon. A Taylorsville, on ne manque pas de coupables tout désignés, objets de haines diverses : cette Ellen, dépressive depuis la mort de son enfant en bas âge, ou ce prof de lycée déjà inculpé de harcèlement sexuel envers une mineure... "
Il faut que je vous précise qu'adolescente, j'étais une très grande fan de Mary Higgins Clark dont je possède une collection impressionnante de bouquins. Bon, aujourd'hui, j'avoue être beaucoup moins attirée par cet auteur, peut-être parce que le "canevas" de l'histoire est toujours à peu près le même et que, quoiqu'il arrive, l'histoire finit toujours bien.

J'ai un peu retrouvé le ton de Mary Higgins Clark chez Patricia MacDonald mais ce n'est pas ce qui m'a gêné le plus : le pire, c'est l'invraisemblance du récit avec certaines réactions des personnages carrément incroyables. Par exemple, le cas de la nana qui se rend compte qu'elle a sous les yeux un bébé disparu, recherché par tout le canton mais qui choisit de fermer les yeux et qui n'appelle même pas la police pour signaler ses doutes : gné ? Ce passage m'a gâché mon plaisir car ce n'est pas très sérieux. Déjà que j'avais du mal avec le récit très ambiance "années 1990"...

J'ai terminé ce bouquin mais je m'en tiendrai là avec cet auteur... d'autant plus que le livre que j'ai lu ensuite était vraiment burné. J'y viens.



"L'invisible" de Robert Pobi

Avant d'emprunter ce livre, je ne connaissais pas cet auteur : son nom et ce roman figurait parmi les meilleures ventes de la Fnac, c'est pourquoi je l'ai découvert. Bien m'en a pris.
"Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin."
Si tu aimes Maxime Chattam, tu vas adorer Robert Pobi : je l'ai trouvé bien pire, d'ailleurs avec lui, tout le monde vomit à tour de bras, je te préviens. Pourtant, Chattam m'avait déjà bien flanqué les jetons avec sa Conjuration primitive l'an dernier... mais je ne m'attendais pas à ce que L'invisible fasse encore plus sanglant

J'ai adoré ce bouquin, qui m'a tenu en haleine jusqu'au bout, malgré un passage moins rythmé au milieu du récit. Pour changer, je me suis fait avoir comme un bleu par l'auteur et n'ai absolument pas soupçonné ne serait-ce qu'un bout de la clé de l'histoire avant la fin du bouquin et pourtant, comme souvent, tous les indices me crevaient les yeux depuis le départ.

Le style de l'auteur est affirmé, le déroulement de l'intrigue très bien maîtrisé, tout comme la psychologie des personnages. Je ne te parle même pas du suspense et des rebondissements, le récit est tellement bien construit que c'est un vrai bonheur de tomber de l'armoire à la fin du bouquin.

Mais je n'en dirais pas plus... Je n'attends qu'une chose maintenant : lire un second bouquin de cet auteur. C'est mon coup de cœur du mois, aucun doute, mais à réserver aux estomacs bien accrochés toutefois...



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jeudi 16 mars 2017

Comment je me suis remise au sport (malgré mon emploi du temps de ministre)

Je ne suis pas une grande sportive, pas du tout même : étant ado, la seule évocation du mot « sport » me fatiguait, c’est dire.

Pourtant, il y a une activité qui m’a toujours plu et que j’ai commencé à pratiquer il y a près de 20 ans : c’est le fitness. A l’époque, on disait l’aérobic (ou la gym parfois). Mes premiers cours, je les ai suivis avec mon double de fac, mon binôme, mon hilarante copine d’université et tous les mardis midi, nous partions armés de nos 4 sacs (2 sacs de cours + 2 sacs de sport) suivre une heure d’aérobic à la halle des sports de l’université. Le mardi étant une journée très chargée pour nous - gastriquement parlant aussi puisqu’on allait manger au Quick le midi, histoire d’être sûres d’avoir quelque chose à éliminer, des fois que - je peux te dire que nous musclions bien souvent en même temps nos zygomatiques : j’ai souvenir de séances passées pliées en deux… de rire.

Mais le temps est venu un jour de quitter la fac et de se décider à bosser : j’ai commencé alors à davantage pratiquer l’apérobic que l’aérobic (et pris les kilos qui vont avec).

Et puis il y a un peu plus de 10 ans, nouvelle lubie : avec une collègue, on se motive et on décide de s’inscrire à la salle de sport du coin. On paie plein tarif (à l’époque, je n’étais pas chargée de famille) et deux fois par semaine, on quitte le boulot à toutes blindes et on file en Twingo au cours de step et de FAC (Fessier Abdos Cuisses, ça s’appelait déjà comme ça à l’époque). La lubie dure un an, où nous y allons une voire deux fois par semaine, avec du mal mais on s’accroche.


Avec la naissance des loulous, commence une longue traversée du désert sportif. Mais l’idée de reprendre le sport ne me quittera jamais vraiment : je sais qu’un jour, quand les loulous seront plus indépendants, je reviendrais. I’ll be back moi aussi, Arnold !


Et c’est finalement arrivé : en juillet dernier. J’ai même réussi à remotiver ma collègue. Néanmoins, il m’a fallu sacrément gamberger pour adapter notre organisation familiale et un pu…. d’élan pour que je me décide à passer la porte du club. Ce qui a achevé de me décider d’ailleurs, c’est un tarif découverte annuel imbattable.


Manque plus que "Call on me" en fond musical...
Aujourd’hui, si j’en parle sur le blog, c’est pour apporter mon témoignage et prouver que même si on est une cumularde avec :
  • Un job à temps plein (39h pour ce qui me concerne)
  • Les horaires décalés de Papa est occupé
  • Un foyer à gérer avec les courses à faire, l’administratif, le ménage, la lessive et son pote le repassage et la cuisine
  • La sortie d’école des enfants les soirs où Papa est occupé bosse
On peut reprendre le sport. Oui, j’insiste lourdement :  

on peut reprendre le sport

J’admets avoir la chance de travailler à quelques kilomètres de chez moi, ça aide vachement. Pour le reste, ce qu’il faut, c’est de la volonté ou plutôt l’envie mais aussi de l’organisation pour dégager du temps et un peu de lâcher prise (tu vas comprendre).

L’envie (ou la volonté, comme tu préfères, je ne suis pas contrariante) est le point de départ de toute la démarche : si tu ne ressens pas de plaisir ne serait-ce qu’à l’idée d’aller faire du sport, si la perspective d’aller faire une demi-heure de vélo ou de tapis ou de rejoindre un cours co ne te mets pas en joie, clairement, ce n’est pas la peine de commencer. A un moment ou à un autre, tu vas te trouver une excuse à la con et tu vas foirer ta reprise. 

Si tu as l’envie bien présente, reste maintenant à étudier la faisabilité du projet et c’est un aspect à ne pas négliger car c’est ce qui va conditionner ta reprise sur le long terme. Il faut d’abord trouver LA salle de sport : celle qui va te proposer l’équipement et les cours qui te plaisent, avec ou sans coach (à toi de voir, en fonction de ton expérience), à un prix envisageable pour ton budget, dans une salle où tu te sens bien, à l’aise, sans complexes, mais surtout située à proximité. J’insiste : une salle de sport trop éloignée est un facteur d’abandon (c'est un peu parce que nous avions la flemme d'aller à la salle il y a 10 ans que nous avons arrêté). La mienne se trouve sur le chemin entre mon boulot et la maison, ce qui fait que je n’ai a priori pas d’excuse pour ne pas y aller.

Maintenant, il faut pouvoir dégager du temps et donc étudier quels cours ou quel entraînement tu peux suivre par rapport à tes disponibilités. Là, tu t’amuses en général. Tu perds tes illusions parfois aussi et tu renonces à ton projet ou tu le reportes dans le temps, faute de pouvoir dégager du temps.

Par contre, si tu compiles l’envie, la proximité et le temps, là, ton projet est à mon avis plutôt bien parti pour aboutir. Enfin, moi, j’en étais là quelques temps avant de sauter le pas et d’aller faire un essai dans la salle en question. 

On ne va pas regarder la télé débout ce soir
Mais il me restait une chose à gérer et pas des moindres : la culpabilité parentale. C’est pourquoi je te parlais du lâcher prise tout à l’heure. Sachant qu’on touche à la psychologie, il ne faut pas négliger cet aspect. Voilà ce que je veux dire : tu peux avoir tous les feux au vert pour ta reprise du sport, le temps, l’argent, la salle et l’envie… et tout faire capoter par ces simples mots : mais pourquoi aller me faire suer à faire du sport, alors que je pourrais les passer avec mes enfants, peinards, à profiter d’eux ?

Et voilà comment un projet sportif prend l’eau. Je ne vais pas faire ma wonder woman, j’y ai pensé aussi, c’est d’ailleurs pour ça que j’en parle. Seulement ça ne m’a pas empêchée d’aller plus loin dans mon projet car je me suis demandée une chose : à l’heure à laquelle je suis censée me rendre à la salle de sport, qu’est-ce que je fais quand je n’y vais pas ? Et voilà la réponse qui a tuée toute ma culpabilité : je fais la cuisine. Par conséquent, je ne passe pas non plus du temps avec les loulous (en général sur leurs consoles à ce moment-là).

Alors, je me suis lancée, par ailleurs convaincue que les loulous méritaient bien une maman dans le coup, capable de piquer un sprint sans mettre 4 heures à s'en remettre et, de surcroît, avec le cuissot galbé. Je tiens mon rythme depuis, en fonction bien entendu de mes impératifs de maman qui va chercher ses loulous à l’école quand on ne peut pas s’organiser autrement et qui seront toujours prioritaires sur tout le reste. Je fréquente donc la salle entre 1 et 3 fois par semaine, certaines semaines pas du tout, et toujours le soir, après le boulot (rarement le samedi matin mais c’est déjà arrivé, le cours étant top).

Papa est occupé gère donc la boutique et tous ses plaisirs (la sortie d’école, la douche des loulous et la bouffe) certains soirs désormais… pendant que moi je me fais suer. Et j’ai l’impression que mon corps se réveille tout doucement, devient plus souple, plus endurant aussi : j’ai même perdu 2 tailles de vêtements, je ne sais pas comment d’ailleurs (parce que je continue quand même l’apérobic en parallèle, hein, faut pas déconner non plus, et que ça bouffe une maman qui fait du sport).

En termes de budget pour mon équipement, c’est un facteur important aussi, je me suis achetée une paire de baskets et deux tenues complètes (un t-shirt + un legging), en soldes chez les 3 Suisses ou à prix rikiki chez Décath’. Je n’ai pas grévé le budget, l’ensemble a dû coûter dans les 50 € en tout, répartis en plusieurs achats. Il faut dire que j’ai la chance de fréquenter une salle de sport où la simplicité est de mise (même si nous comptons deux blogueuses VIP parmi les adhérentes mais bon).

Voici donc mon expérience, que je suis heureuse de partager ici car si par bonheur, elle pouvait aider quelqu'un à se décider, je serais vraiment très contente. 

Alors, la reprise du sport, c’est fait ou c’est pour bientôt ?



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jeudi 9 mars 2017

Mes dernières lectures #9


Je me rends compte que mon dernier bilan de lecture n'est pas si vieux que ça : à peine un mois en fait.

Il faut dire que j'ai bien accéléré mon rythme pendant les vacances scolaires de février, l'évasion temporaire vers de nouveaux horizons étant la bienvenue pour combler l'absence des loulous et le silence monacal qui régnait dans la maison : j'ai même lu un livre en à peine 3 jours, un record !




"Am Stram Gram" d'M.J. Arlidge

Ce bouquin-là me faisait de l'oeil depuis un moment à la Fnac, alors, quand je l'ai vu dans le rayon de la bibliothèque municipale, je l'ai vite embarqué... et je ne l'ai pas regretté.
"Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d'une piscine vide dont il est impossible de s'échapper. À côté d'eux, un pistolet chargé d'une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : "Vous devez tuer pour vivre." Les jours passent, la faim et la soif s'intensifient, l'angoisse monte. Jusqu'à l'issue fatale. Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n'avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité."
Voilà un roman policier par lequel je me suis laissée rapidement happer. L'histoire est prenante, les personnages pas trop nombreux pour bien les mémoriser, même s'ils m'ont semblé moins attachants que d'autres, peut-être parce que leurs travers sont davantage mis en avant que leur psychologie, ce qui les rend moins sympathiques.

Il n'empêche : j'ai beaucoup aimé cette enquête, qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout.

J'ai un regret toutefois concernant la fin. Je l'ai trouvée expéditive, liquidée en quelques pages. Je crois qu'une conclusion avec quelques précisions sur le devenir des personnages ou au moins leur ressenti sur le dénouement de l'enquête aurait été la bienvenue car j'ai l'impression qu'il manquait quelque chose, comme si l'auteur avait hâte d'en finir avec cette histoire.



"Un fragile espoir" d'Hannah Richell

Voici le deuxième livre que je lis d'Hannah Richell : si le premier ne m'a pas laissé un souvenir transcendant, hé bien, celui-là non plus. Pourtant le résumé m'avait donné très envie de le lire. Comme quoi.
"Dora Tide sait depuis quelques jours qu'elle est enceinte. Une merveilleuse nouvelle qui réveille néanmoins chez la jeune Londonienne de douloureux souvenirs. Il y a onze ans, son très jeune frère, Alfie, a disparu sur la plage. Dora, sa sœur Cassie, leurs parents... Personne n'a réussi à surmonter le drame. Que s'est-il vraiment passé ce jour-là ? De retour sur les lieux de son enfance, Dora n'a qu'un souhait : renouer avec sa famille désunie et laisser, enfin, le passé derrière soi..."
Voici une histoire qui fait froid dans le dos et que tout parent redoute : la disparition de son enfant. Pire : que son enfant disparaisse tandis que l'on est partie batifoler. Voilà de quoi se faire sauter le caisson de désespoir.

Même si l'histoire semblait attractive, j'ai trouvé le récit assez prévisible et j'avoue ne pas avoir été emportée par l'histoire, même si je ne me suis pas ennuyée pour autant.

J'ai trouvé le récit sans grande originalité, un peu plat, d'autant plus que l'histoire est quelquefois tirée par les cheveux.



"Petits secrets, grands mensonges" de Liane Moriarty

J'avais déjà bien aimé le premier livre de Liane Moriarty, "Le secret du mari", mais je me rends compte que ce n'était rien par rapport au plaisir que j'ai eu à lire celui-ci. J'ai fini ce livre en 3 jours à peine. C'est simple, je l'ai lu comme je regardais en son temps les premières saisons de Desperate Housewive : avec impatience et délectation.
"Jane, mère célibataire, vient d’emménager à Sydney avec son petit garçon et un secret qui est le sien depuis cinq ans. Le jour de la rentrée scolaire, elle rencontre Madeline, un personnage haut en couleur avec lequel il faut compter – elle se souvient de tout et ne pardonne jamais – et Céleste, une femme à la beauté époustouflante mais qui, paradoxalement, est toujours mal à l’aise. Elles prennent toutes deux Jane sous leur aile, en faisant attention de dissimuler leurs propres secrets. Cependant, quand un simple incident impliquant les enfants de chacune des trois femmes survient à l’école, les choses s’enveniment : les commérages vont bon train, les rumeurs empoisonnées se propagent jusqu’au point où il est impossible de démêler le vrai du faux."
Le suspense est moins omniprésent que dans "Le secret du mari" mais il demeure savamment distillé : dès le début, on sait que quelqu'un va mourir, mais qui, pourquoi et dans quelles circonstances ? Il faudra être patient, vous ne le découvrirez qu'à la fin !

La patte particulière de l'auteur est bien là : caustique, grinçante, avec un ton délibérément complice et confidentiel avec le lecteur.

Franchement, j'ai adoré ce livre, je l'ai d'ailleurs préféré au "Secret du mari". Je regrette juste de ne pas avoir d'autres livres écrit par ce même auteur à me mettre sous la dent, enfin, entre les mains.




"Vendetta" de R.J. Ellory


A chaque fois que j'ouvre un livre de cet auteur, je remercie le hasard de l'avoir mis un jour sur ma route. C'est vous dire.

Je crois que je suis aujourd'hui aussi fan de R.J. Ellory que de Michel Bussi : chacun de ses livres est un véritable voyage. Dans le cas présent, au XXème siècle, aux États-Unis, dans le milieu de la pègre. Instructif, passionnant et terriblement bien construit.
"2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, la fille du gouverneur de Louisiane est enlevée, son garde du corps assassiné. Confiée au FBI, l’enquête prend vite un tour imprévu : le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités et demande à s’entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité de lutte contre le crime organisé. À cette condition seulement il permettra aux enquêteurs de retrouver la jeune fille saine et sauve. À sa grande surprise, Hartmann est donc appelé sur les lieux. C’est le début d’une longue confrontation entre les deux hommes, au cours de laquelle Perez va peu à peu retracer son itinéraire, l’incroyable récit d’une vie de tueur à gages au service de la mafia, un demi-siècle de la face cachée de l’Amérique, de Las Vegas à Chicago, depuis Castro et Kennedy jusqu’à nos jours. Quel est le véritable enjeu de cette confrontation ? Pourquoi Perez a-t-il souhaité qu’Hartmann soit son interlocuteur ? Alors que s’engage une course contre la montre pour retrouver Catherine et que, dans l’ombre, la mafia et les autorités s’inquiètent du dialogue qui s’établit entre les deux hommes, Hartmann ira de surprise en surprise jusqu’à l’étonnant coup de théâtre final."
Quand je lis un polar de R.J. Ellory, c'est bien simple, j'ai l'impression de regarder un vieux film de gangster américain, genre "Les Incorruptibles" avec Kevin Costner. Le ton, l'ambiance, le souci du détail, R.J. Ellory sait te raconter une histoire qui va sans aucun doute te marquer, te faire réfléchir et te manquer une fois le livre terminé et refermé.

Il parvient même à te faire apprécier un meurtrier sans scrupules, coupable d'autant de crimes perpétrés avec froideur que de chandails tricotés par Pénélope quand elle travaillait en tant qu'assistante parlementaire pour son cher et tendre François.

Voici un livre vraiment efficace et addictif : je ne me lasse pas de cet auteur. D'ailleurs, je viens d'enchaîner à la suite sur un troisième livre de sa part, qui me plaît déjà tout autant : je vous en parle la prochaine fois.


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vendredi 3 mars 2017

Rubrique nécrologique de février


Il ne m'arrive pas souvent d'être à la bourre sur le blog, surtout concernant la rubrique nécrologique, mais là, je suis carrément grave à la ramasse.

Je l'avoue, j'ai pas mal de choses à mener de front ces derniers temps et cela me bouffe beaucoup de mon temps. Ajoutez à cela le retour de l'ambiance de merde au boulot et vous avez un bel aperçu de ce que fut février.

Mais revenons-en à des sujets plus futiles, ça fera du bien par où ça passe. Voici donc la - petite - nécro du mois (qu'y puis-je si février ne compte que 28 jours ?).



1er cadavre : la douche-crème Dop Douceurs d'enfance au parfum de la tartelette aux fraises


Voilà une crème douche à laquelle on ne peut rien reprocher, j'irais même jusqu'à dire qu'elle s'avère hautement addictive. Il suffit juste d'aimer la fraise.

Il me semble que j'en possède encore un flacon mais si ce n'est pas le cas, j'en rachèterai bien un de ces jours car cette douche-crème fait incontestablement partie de mes gels douche préférés.

 Prix : 2,10 € les 250 ml


2ème cadavre : la douche soin nourrissante hypoallergénique de Dove 

J'ai longtemps considéré Dove comme une valeur sûre, autant pour leurs déodorants que pour leurs shampooings, que j'ai souvent achetés dans ma lointaine jeunesse. Je ne me suis donc pas posé de questions en achetant cette douche soin nourrissante : elle ne pouvait forcément que me plaire.

Hé bien non. D'ailleurs, je ne suis pas la seule à qui elle ne plaît pas : Papa est occupé ne l'aime pas non plus. Voyez-vous, quand Papa est occupé prend sa duche, il aime que ça musse. Si ça musse pas, ça va pas. Et là, ça ne mousse pas du tout.

Et pour ne rien arranger, le flacon est terne et son parfum presque inexistant : alors, on n'a pas envie d'utiliser cette crème-douche le matin en se levant.

La seule chose que j'ai apprécié avec cette crème-douche, c'est qu'elle hydrate bien la peau, même si la texture de la crème douche reste trop sèche, avec un important manque d'onctuosité, qui ne la rend pas agréable à appliquer sur la peau.

C'est pourquoi nous classerons cette crème-douche parmi les produits de soin chiants : un vrai concept marketing pour le coup.

Je ne la rachèterai pas, comme vous vous en doutez.

Prix : 3,93 € les 400 ml


3ème cadavre : la douche crème hydratante abricot & orange fun et pétillante de Monsavon

Après un tel fiasco avec Dove, il fallait trouver un gel douche qui dépote. J'ai donc dégainé ce gel douche aux couleurs toutes gaites. En voilà un qui a un look agréable et qui se remarque !

Et le produit est à la hauteur de son emballage avec un parfum acidulé d'agrumes, qui sent super bon dans la salle de bain et surtout qui réveille le matin. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il met de bonne humeur, sinon j'en connais qui pourraient en acheter des palettes complètes, ça leur ferait du bien.

Un seul bémol à cette crème douche, qui est vraiment onctueuse et agréable à utiliser : cela concerne son emballage. Je vais te dire un truc Monsavon : le clapet d'ouverture en bas, c'est la loose. Sais-tu pourquoi ? Hé bien, l'eau stagnante finit par s'infiltrer dans le flacon et je me suis retrouvée avec plein de flotte dedans, si bien que la crème douche était diluée sur la fin. C'est dommage car je trouve que le packaging de ce flacon sait faire preuve d'originalité.

Je ne sais pas si je rachèterais cette variété mais, en tout cas, je continuerais mes découvertes Monsavonnesque, c'est sûr !

Prix : 2,29 € les 250 ml


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mercredi 22 février 2017

Il y a une éternité... Il y a un siècle... Il y a 5 ans (concours #mamanestoccupeea5ans !)


On va arrêter là avec Joe Dassin, hein, sinon on va avoir l'Eté indien dans la tête toute la journée et pour peu qu'on soit un peu déprimés par l'absence des loulous pour cause de vacances scolaires, on va finir par se jeter par la fenêtre (et, si tu te trouves comme moi au rez-de-chaussée, ça n'a aucun intérêt).

Tu crois que les loulous me manquent ? Meeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuh non, pense-tu, qu'est-ce qui te fait dire ça ? Disons que le seul avantage de ces deux interminables semaines de vacances scolaires, c'est qu'on ne me confond plus avec Mère Denis le soir quand je rentre : elle n'est pas en RTT, elle est au chômage technique.

Oui, je l'avoue, globalement, les journées ne sont tout de même pas très funky. Mais aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres car, en ce mercredi 22 février 2017, le blog fête ses 5 ans. Non, ça va, le coup de vieux reste supportable, c'est plus facile qu'avec les anniversaires des loulous et les miens.

Il y a donc 5 ans, par une passionnante journée de février, j'ai publié ce billet. A l'époque, c'est un peu comme si je hurlais dans le désert... même si les premiers commentaires et les premières interactions se sont produites, petit à petit, au fil des mois, créant sans même m'en rendre compte ce besoin viscéral de venir régulièrement raconter ma vie ici. Oui, c'est viscéral, je peux le dire : quand je n'écris pas pendant un moment, quelle qu'en soit la raison, ça finit par me démanger, c'est comme un besoin à assouvir, il faut que j'écrive.

Car j'ai vite pris plaisir, dès le départ, à bloguer, à aller lire les copains puis à m'intéresser aux réseaux sociaux, à poster, à échanger, à réagir. La question du jour étant : mais comment était ma vie, avant le blog ??? Certainement beaucoup moins rigolote qu'aujourd'hui. Sincèrement, en fait, je ne sais plus. Le blog fait partie de ma vie, même de notre vie de famille, il existe, il vit (grâce à vous) et c'est vraiment très bien comme ça. Les prochains mois risquent d'être plus difficiles pour lui, je vous expliquerais dans quelques temps pour quelle raison mais je sais déjà que ce besoin et cette envie d'écrire seront toujours là... et qu'il me faudra bien me gratter quand ça va me démanger.

En attendant, pour vous remercier d'être encore là à lire mes âneries et comme il n'y a pas d'anniversaire sans fiesta - dire que je vais devoir attendre samedi soir pour boire un canon pour fêter ça pff - j'ai un cadeau pour vous. Cette année, c'est Bioviva qui se joint à moi pour vous gâter : je suis d'ailleurs très contente qu'ils aient accepté de vous offrir un jeu Défis Nature au choix parmi leurs 3 nouveautés parce que j'adore ce jeu !

En effet, si tu te souviens bien, en avril 2015, Bioviva m'avait permis de découvrir leur gamme de jeux Défis Nature en m'offrant le Défis Nature Volcans, que mon Grand et moi avions beaucoup apprécié car il permet de combiner détente et stratégie tout en apprenant pleins de choses sur la nature sans en avoir l'air. Ça me fait donc plaisir de fêter l'anniversaire du blog en vous faisant découvrir ce jeu éco-conçu et fabriqué en France, pratique car très nomade (c'est un jeu de cartes, il tient dans la poche), conseillé pour les loulous à partir de 7 ans. A noter que chaque partie ne dure pas plus d'une demi-heure (au-delà, le loulou a souvent la console qui le démange) et que la règle du jeu est très vite assimilable. Je vous invite à relire mon billet de l'époque pour plus d'infos et à consulter le site Internet de Bioviva pour découvrir toute la gamme de Défis Nature existante (et il y a de quoi faire car la gamme s'est bien étoffée depuis 2015 !).

Une petite anecdote avant de passer aux conditions de participation : la première photo que j'ai postée quand j'ai créé mon compte Instagram, un réseau dont je ne saurais plus me passer aujourd'hui d'ailleurs car c'est un plaisir d'y glander vagabonder, hé bien, c'était une photo de la gamme Bioviva en vente à la Fnac du coin. Coïncidence ? A vrai dire, je crois bien !

Passons donc au concours spécial #mamanestoccupeea5ans - je me mets au hashtag, ça claque, hein ? D'ailleurs, n'hésitez pas à l'intégrer dans vos relais éventuels, ça me fera plais'! J'ai donc un jeu Défis Nature à faire gagner à l'un d'entre vous sur le blog parmi ces 3 nouveautés au choix :

On clique sur l'image pour l'agrandir !


Pour participer au jeu, il vous suffit de compléter le formulaire de participation ci-dessous ET de me laisser impérativement un commentaire sous ce billet, dans lequel vous allez m'indiquer pour quel jeu Défis Nature vous jouez parmi les 3 nouveautés présentées ci-dessus, à savoir :



Attention : je ne validerai QUE les participations des personnes qui m'auront laissé un commentaire ET complété le formulaire.

Le jeu débute dès la publication de ce billet et prendra fin le 5 mars 2017 à 23h59 (heure de Paris). Le giveaway est réservé à la France métropolitaine, à raison d'une seule participation par foyer.

Comme d'habitude, chaque relais du jeu sur Facebook, sur Twitter et/ou sur Google + rapportera une chance supplémentaire et cumulable pour le tirage au sort, à condition de m'indiquer le lien exact du relais dans la case prévue à cet effet dans le formulaire.

Une fois le concours clos, je tirerai au sort,
à l'aide de Random.org, le gagnant du jeu Défis Nature et j'annoncerai son pseudo sur les réseaux sociaux, où je vous invite à me suivre, dans les jours qui suivront. Le lot sera envoyé directement par la marque au gagnant.
Il me reste deux choses à vous dire : merci d'être là et bonne chance !



- Edit du 13 mars 2017 - 

Random.org a tranché et a désigné gagnant le n° 3,
ce qui correspond à la participation de fred-steph l'aminot (le 22 février 2017 à 12h27)

Bravo à toi, je te contacte par e-mail tout de suite !
Merci à tous les participants !

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