Bref, j’ai emmené les enfants à la pharmacie…



J’aime vivre dangereusement parfois. C’est ainsi que j’ai récemment eu le malheur d’emmener les loulous avec moi chez le pharmacien… qui a eu la bonne idée d’installer un coin jeux pour les enfants dans son officine. Seulement il l'a placé au beau milieu des rayonnages généreusement garnis de produits de parapharmacie et de telle façon que l’on ne peut pas le voir lorsque l’on se trouve au comptoir. Visiblement lui aussi aime vivre dangeureusement.

Alors fatalement, la petite course vite fait bien fait pour aller chercher des médicaments pour la Princesse aurait pu virer à un grand moment de mère dépassée par les événements.

Je vous refais la scène : la Princesse a eu de la fièvre toute la nuit, elle a mal la gorge, elle se farcit une belle angine, le médecin lui a prescrit des médicaments, il faut donc aller les chercher à la pharmacie. Et comme je n’ai personne pour garder les enfants, je suis bien obligée de les emmener.


Nous arrivons donc dans l’officine, avec à l’entrée, tout de suite à gauche, le coin jeux aménagé pour les enfants. Ni une, ni deux, je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit que les loulous sont déjà installés à la petite table, installée pour eux. Je décide de leur faire confiance – oui, je suis bien naïve parfois -  et je m’avance vers le fond de la pharmacie où se trouve le comptoir, mais d’où l’on peut difficilement garder un œil sur le coin enfants, à moins de se faire un sacré torticolis.

Et bien évidemment, il y a du monde et il faut faire la queue. Je me retrouve donc à préparer l’ordonnance et ma carte vitale, tout en me démanchant littéralement le cou en arrière pour guetter ce que font les loulous, qui s’avèrent être en forme, y compris la Princesse, même avec une angine.

Arrive mon tour et comme je suis occupée à surveiller les loulous, je me rends compte que c’est à moi de parler lorsque je sens deux regards appuyés sur moi : celui du pharmacien qui attend que je me décide à avancer vers lui - un moment que je retarde au maximum car mon champ de vision sur le coin jeux va encore se réduire - et celui de la dame derrière moi qui visiblement n’a pas tellement d’humour ni de temps à perdre et peut-être même pas d’enfants.

Me voilà donc au comptoir. Le pharmacien me pose les questions d’usage par rapport aux médicaments qu’il doit me donner. Et moi, je l’écoute à peine, trop occupée à me tordre le cou pour vérifier que les loulous n’ont pas commencé à ouvrir les tubes placés à proximité et même à vérifier qu’ils sont encore dans l’officine, des fois qu’ils auraient eu l’idée de sortir sur le trottoir et de me provoquer ainsi un arrêt cardiaque.

Ce qui donne une scène plutôt comique avec des dialogues du genre :

  • Le pharmacien : « votre fille pèse combien ? »
  •  Moi : « Les enfants, faites moins de bruit ! Vous êtes un peu lourds... Hein ? Ah : 15 kg »


  • Le pharmacien : « Vous acceptez le générique ? »
  • Moi : « Repose ce tube immédiatement !... Oui, le générique, oui. »


  •  Le pharmacien : « Je vous mets une ou 2 boîtes ? Ce n’est pas précisé sur l’ordonnance. »
  •  Moi : « Non mais franchement, tu n’as rien de mieux à faire !... Mettez-moi 2 boîtes, ça m’évitera de revenir. Hein. »

L’attente est interminable mais le pharmacien arrive tout de même avec les médicaments. Je récupère le tout vite fait, sans oublier ma carte vitale, histoire d’éviter de revenir un jour et je tourne les talons vers la sortie, pressée d’aller récupérer ma progéniture.

Seulement, les loulous s’amusent visiblement très bien et ne sont pas très emballés à l’idée de rentrer à la maison. J’aggrave donc mon cas par un « On y va maintenant » désespéré mais autoritaire. Les enfants finissent par me suivre, ayant remarqué mon air qui signifie très clairement qu’il ne faut pas me chercher, là tout de suite, puis nous sortons de l'officine, sous les regards accusateurs de l'assistance, qui doivent me prendre pour une mauvaise mère, incapable de gérer ses enfants en public.

Dans l’histoire, j’ai dû perdre 2 litres de sueur – heureusement j’avais mis mon déo Nivéa anti-stress 48h, coup de pot.

J'espère néanmoins éviter à tout prix ce genre de sortie collégiale à l'avenir… ou alors nous allons changer de pharmacie.

Et chez vous : quelques moments d'angoisse du même genre à me raconter, pour que je me sente moins seule ?



Commentaires

  1. lol tkt t'es pas la seul je connai c momment aussi ;)

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  2. J'ai la même pharmacie. Sauf que le coin enfant est au milieu des produits enfant (le fourbe !) : brosse à dents dentifrice, tétine, biberon, lingettes, produits solaires, etc. Tout pour qu tu achètes^^

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    1. Oh purée, c'est pire : c'est carrément suicidaire ça !

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  3. Les courses sans caddie (garde d'enfant avec barreaux) arriver à la caisse, devoir attendre que la caissière passe les articles, annoncer le prix et le temps de payer... Rhaaaa ou kilé le morveux ?!!!

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  4. Ca m'a rappelé des souvenirs tiens lol souvenirs de grands moments de solitude !!! ;-)

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    1. Le genre de souvenirs que l'on aimerait mieux oublier !

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